Ranibizumab (XIMLUCI®) - Biosimilaire

  • Structure : fragment Fab issu d'un AcM humanisé, IgG1k

  • Code ATC : S01LA04

  • Nomenclature Ge : IgG1κ G1e6

  • Cible: VEGF (vascular endothelial growth factor)

  • Mode de production : produit dans des cellules d'Escherichia coli par la technologie de l'ADN recombinant

  • Forme galénique : Flacon contenant 2,3 mg de ranibizumab dans 0,23 ml de solution. Cette quantité est suffisante pour permettre de délivrer une dose unique de 0,05 ml contenant 0,5 mg de ranibizumab aux patients adultes

  • Mode d'administration : injection intravitréenne

  • Date de la première AMM : EMA novembre 2022

  • Laboratoires : STADA Arzneimittel AG

  • Indications :

    - Le traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

    - Le traitement de la baisse visuelle due à l’oedème maculaire diabétique (OMD).

    - Le traitement de la rétinopathie diabétique proliférante (RDP)

    - Le traitement de la baisse visuelle due à l’oedème maculaire secondaire à une occlusion de branche veineuse rétinienne (OBVR) ou de la veine centrale de la rétine (OVCR)

    - Le traitement de la baisse visuelle due à une néovascularisation choroïdienne (NVC).

  • Prix indicatif : xxx

  • Usage : réservé aux spécialistes en ophtalmologie. Médicament d'exception. Depuis l'arrêté du 31/10/24, le ranibizumab fait partie du groupe biologique similaire pouvant donner lieu à une substitution par le pharmacien d'officine.

  • Posologies : La dose recommandée chez les adultes est de 0,5 mg, administrée en une injection intravitréenne unique de 0,05 ml. L’intervalle entre deux doses injectées dans le même oeil doit être d’au moins quatre semaines. Le traitement chez les adultes sera initié avec une injection par mois jusqu’à ce que l’acuité visuelle maximale soit atteinte et/ou jusqu’à l’absence de signe d’activité de la maladie, c’est-à-dire pas de changement de l’acuité visuelle ni des autres signes et symptômes de la maladie sous traitement continu.

  • Mécanisme d'action :

La liaison du VEGF-A à ses récepteurs induit une prolifération et une néovascularisation des cellules endothéliales ainsi qu'une perméabilité vasculaire, favorisant la progression de la DMLA ou la baisse de vision due, soit à un œdème maculaire diabétique, soit à un œdème maculaire secondaire à une occlusion des veines rétiniennes. Le ranibizumab est un fragment d'anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le VEGF-A qui empêche la liaison du VEGF-A à ses récepteurs VEGFR-1 et VEGFR-2.

Illustration du mécanisme d'action de l'anticorps monoclonal « ranibizumab » qui empêche la liaison du VEGF-A au VEGF-R présents sur les « cellules endothéliales »
RanibizumabInformation[1]

Sur la membrane d'une cellule endothéliale, un couple de récepteurs VEGF-R. Ils traversent la membrane et se croisent à leur base, dans le cytoplasme.

Près de la cellule endothéliale, des cellules tumorales sécrètent du VEGF-A (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire), attiré par le récepteur VEGF-R de la cellule endothéliale.

Trois anticorps ranibizumab (anticorps I g G 1 Fab humanisé) entre les cellules tumorales et la cellule endothéliale, attirent les molécules V E G F A. Depuis les ranibizumab, « une flèche barrée d’une croix » pointe les V E G F R, souligne que de contact entre les V E G F A et les V E G F R n’a pas lieu.

Le ranibizumab (anticorps IgG1 Fab humanisé) piège les molécules de VEGF-A issues des cellules tumorales et leur empêche de se lier au VEGF-R.

L'intervention de ranibizumab provoque la neutralisation des VEGF, inhibe la croissance tumorale, réduit la vascularisation des tumeurs ainsi que la perméabilité vasculaire, ce dernier favorise la regression de la DMLA (ou baisse de vision) et diminue l'angiogenèse tumorale.

  • Effets indésirables les plus fréquents : céphalées, rhinopharyngite, infections des voies urinaires, anémies, affections hématologiques et lymphatiques, EI liés à la procédure d'injection intra-vitréenne (hyalite, décollement du vitré, hémorragies rétinienne...), arthralgies.

  • Contre-indications : Hypersensibilité au médicament, patient avec infection ou inflammation oculaire.

  • Utilisation chez la femme enceinte : Selon le CRAT, les données publiées chez les femmes enceintes exposées au ranibizumab en cours de grossesse sont très peu nombreuses, mais aucun effet malformatif, foetotoxique ou néonatal n’a été signalé à ce jour. Le ranibizumab n'est pas non plus tératogène chez le singe. Le passage placentaire parait négligeable car les immunoglobulines passent le placenta en utilisant un récepteur fixant leur fragment Fc et le ranibizumab en est dépourvu.

Note

Dernière mise à jour : 12/24

Par : Mathilde GLAZIOU